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On se parlait sans rendez-vous : pourquoi avons-nous tant besoin de lien social ?

Photo du rédacteur: Sophie Thérapeute
Sophie Thérapeute
il y a 2 jours
13 min de lecture

Autrefois, on pouvait passer chez un(e) voisin(e), discuter quelques minutes avec un commerçant ou retrouver des connaissances au café du village. Ces rencontres faisaient partie de la vie quotidienne. On ne les prévoyait pas toujours : elles se faisaient naturellement.


Aujourd'hui, il faut souvent organiser nos rencontres plusieurs jours à l'avance et à cela s'ajoute l'idée qu'il faut que le moment soit "parfait" donc une pression supplémentaire d'être à la hauteur de l'invitation. D'autant plus qu'entre le travail, les obligations familiales et les déplacements, il devient parfois difficile de trouver du temps pour les autres. Et lorsque nous avons besoin de parler, une question peut se poser : à qui puis-je me confier ?

Je n'ai pas pris le temps d'entretenir des liens sincères avec les gens que je rencontre et je me sens démuni(e) lorsque je ressens le besoin de parler sincèrement.


Nous prenons soin de notre corps. Nous faisons du sport, surveillons notre alimentation et essayons de mieux dormir. Mais prenons-nous suffisamment soin de notre besoin de parler, d'échanger et de nous sentir entourés ?


Nous avons appris à être autonomes et à nous débrouiller seuls. Nous hésitons parfois à parler de nos difficultés, par peur de déranger ou d'inquiéter nos proches.

Pourtant, avoir besoin des autres est tout à fait naturel. Nous pouvons avoir une vie agréable, une famille et des amis, et ressentir malgré tout le besoin de parler davantage.


Se sentir seul ne signifie pas que quelque chose ne va pas chez nous. Notre mode de vie, notre environnement et les occasions que nous avons de rencontrer les autres jouent aussi un rôle.


Alors, pourquoi est-il parfois si difficile de trouver quelqu'un à qui parler ? Et comment retrouver une place pour les échanges dans notre quotidien ?



1. Nous avons besoin des autres pour nous sentir bien


Nous pensons souvent que nous devons être capables de gérer seuls nos difficultés. Nous essayons de trouver des solutions, de prendre les bonnes décisions et de garder le contrôle de nos émotions.

Mais nous avons aussi besoin de partager ce que nous vivons.

Nous pouvons avoir des amis sans oser leur parler de nos inquiétudes. Être entourés sans nous sentir vraiment compris. Échanger tous les jours avec nos collègues sans jamais parler de ce qui nous préoccupe.

À l'inverse, certaines personnes vivent seules et se sentent parfaitement bien. Elles ont des relations qui leur conviennent et apprécient leur tranquillité.

Il est donc important de faire la différence entre la solitude choisie et la solitude que l'on subit.


Ce qui compte, ce n'est pas seulement le nombre de personnes autour de nous. C'est aussi de savoir si nous pouvons compter sur quelqu'un lorsque nous en avons besoin.



Ce que les études nous apprennent


Depuis 1938, des chercheurs de l'université Harvard suivent plusieurs générations pour mieux comprendre ce qui contribue au bonheur et à la santé au fil des années.

Leurs travaux montrent notamment que la qualité des relations joue un rôle important dans notre bien-être à long terme.

Vous pouvez retrouver une présentation de cette étude dans cet article de Harvard sur les relations, le bonheur et la santé.


Cela ne veut pas dire que les relations nous protègent de toutes les difficultés, ni que vivre seul est mauvais pour la santé. Chaque personne a son histoire et ses propres besoins.

Mais ces recherches rappellent une chose essentielle : les relations avec les autres comptent dans notre équilibre.



Pourquoi parler peut-il nous faire du bien ?


Avez-vous déjà remarqué qu'un problème semblait compliqué dans votre tête, puis devenait un peu plus clair après en avoir parlé à quelqu'un ?


Lorsque nous réfléchissons seuls, nous pouvons revenir sans cesse aux mêmes questions. Nous imaginons ce qui pourrait arriver, nous essayons de prévoir les réactions des autres et nous avons parfois du mal à prendre du recul.

Mettre des mots sur ce que nous ressentons peut nous aider à mieux comprendre nos émotions et à regarder la situation autrement.

Des chercheurs de l'université de Californie à Los Angeles ont étudié les effets de la verbalisation des émotions. Dans une étude publiée en 2007, ils ont observé que le fait de mettre des mots sur des images négatives était associé à une diminution de l'activité de l'amygdale, une région du cerveau impliquée dans le traitement des émotions.


Cette étude, publiée dans la revue Psychological Science, est consultable sur PubMed.

Elle ne prouve pas que toute conversation apaise automatiquement notre cerveau. Elle montre cependant que le fait de nommer nos émotions peut jouer un rôle dans la façon dont nous les traitons.


Dans la vie quotidienne, nous en faisons parfois l'expérience sans même y penser. Nous racontons une situation, nous expliquons ce qui nous inquiète et nous finissons par mieux comprendre ce que nous ressentons.

La personne qui nous écoute n'a pas forcément besoin de trouver une solution. Elle peut simplement nous laisser parler, sans nous juger ni nous donner immédiatement des conseils.


Nous n'avons pas toujours besoin que quelqu'un règle nos problèmes. Nous avons aussi besoin de pouvoir en parler.



2. La France d'autrefois : des occasions simples de se rencontrer


Autrefois, on passait plus facilement chez un voisin, on prenait des nouvelles au téléphone ou on retrouvait des amis autour d'un café, sans forcément avoir prévu ces moments. Le dimanche, la famille se réunissait et il n'était pas rare que des amis s'invitent à dîner à l'improviste, simplement, sans chichis.


Les femmes avaient aussi leurs moments entre elles, tout comme les hommes. Ces échanges permettaient de parler de sujets communs, de partager ses expériences et de se confier à des personnes qui pouvaient comprendre ce que l'on vivait.


Ce qui comptait, ce n'était pas seulement de se voir, mais de garder un lien régulier.


Lorsqu'on prend des nouvelles d'une personne chaque semaine, qu'on lui rend visite ou qu'on l'appelle régulièrement, on finit par connaître son quotidien : ses projets, ses petites joies, ses soucis, les événements qu'elle traverse. Les conversations reprennent naturellement là où elles s'étaient arrêtées. On n'a pas besoin de tout réexpliquer, et il devient plus facile d'aborder des sujets personnels.


Une discussion peut commencer par une anecdote de la semaine, puis conduire à une inquiétude, une difficulté familiale ou une question plus intime. La confiance se construit au fil de ces échanges, parfois sans même que l'on s'en rende compte.

À l'inverse, lorsque les contacts sont rares et espacés, on prend souvent des nouvelles rapidement, on raconte les grandes lignes de sa vie, puis chacun repart de son côté. Ce n'est pas toujours le cas, bien sûr, mais il est plus difficile de suivre ce que l'autre traverse au quotidien.


Aujourd'hui, nos emplois du temps sont chargés, les familles vivent parfois loin les unes des autres et même les rencontres entre amis doivent être organisées. Nous pouvons rester en contact grâce aux messages et aux réseaux sociaux, mais ces échanges ne remplacent pas toujours les appels et les visites qui permettent de prendre véritablement le temps de parler.


Une étude de la Fondation de France sur les solitudes souligne d'ailleurs l'importance des relations de proximité dans notre vie sociale.


Entretenir un lien, ce n'est donc pas seulement se donner des nouvelles de temps en temps. C'est rester suffisamment présent dans la vie de l'autre pour que la confiance s'installe et que les conversations puissent aller au-delà des banalités.



tasses de café, verres d'eau, gateaux sur une assiette à dessert, sucre, cuillères et serviettes


3. La solitude aujourd'hui : une réalité qui ne dépend pas seulement de nous


En France, la solitude concerne de nombreuses personnes.

Dans son étude Solitudes 2025, la Fondation de France indique que 24 % des Français interrogés déclarent se sentir seuls. Elle distingue ce sentiment de l'isolement relationnel, qui correspond à une situation où les contacts avec les autres sont très limités.

Ces deux situations ne sont pas identiques.


Une personne peut se sentir seule même si elle voit du monde régulièrement. Une autre peut vivre avec peu de contacts et apprécier cette tranquillité.

L'étude souligne également des différences selon les territoires. Les grandes villes offrent de nombreuses possibilités de rencontre, mais cela ne signifie pas que les habitants y trouvent facilement des relations qui leur conviennent. À la campagne, les distances et le manque de transports peuvent aussi compliquer les échanges.



L'isolement peut s'installer progressivement


Il ne commence pas toujours par un événement important.

Un déménagement nous éloigne de nos amis. Une séparation change nos habitudes. Les enfants quittent la maison. La retraite met fin aux échanges quotidiens avec les collègues. Une maladie ou des responsabilités familiales peuvent limiter nos sorties.

Au début, nous pensons souvent que la situation est temporaire. Nous nous disons que nous rappellerons un ami plus tard ou que nous organiserons une sortie lorsque nous aurons davantage de temps.

Puis les habitudes changent. Les occasions de parler deviennent moins fréquentes et nous pouvons finir par ne plus savoir vers qui nous tourner.

Certaines personnes en viennent même à penser, à tort, qu'elles dérangent, qu'elles n'ont rien d'intéressant à raconter ou qu'elles devraient être capables de gérer seules leurs difficultés.

Pourtant, l'isolement ne dépend pas uniquement de notre volonté. Le temps disponible, les transports, la santé, les responsabilités familiales et les possibilités de rencontre autour de nous jouent aussi un rôle.

Il ne suffit donc pas toujours de conseiller à une personne de sortir davantage ou de se faire de nouveaux amis.


Se sentir seul ne signifie pas que l'on a échoué à créer des relations. Cela peut aussi signifier que les occasions de rencontrer les autres nous manquent et cette raison est un vrai fait de société dont la France n'est pas la seule dans ce nouveau phénomène.



4. Que font les autres pays pour lutter contre la solitude ?


La solitude n'est pas propre à la France. Plusieurs pays ont reconnu qu'elle pouvait devenir un véritable enjeu de santé publique et ont mis en place des mesures pour aider les personnes à retrouver des liens sociaux.



Au Royaume-Uni : aider les personnes à renouer avec leur entourage


En 2018, le gouvernement britannique a publié une stratégie nationale de lutte contre la solitude, intitulée A Connected Society.

Elle reconnaît que la solitude ne relève pas uniquement de la vie privée et que plusieurs secteurs peuvent contribuer à la prévenir : les services de santé, les collectivités, les associations et les initiatives locales.


En Angleterre, le système de santé développe également la prescription sociale. Le principe est simple : lorsqu'une personne a besoin de retrouver des liens ou de sortir de l'isolement, des professionnels peuvent l'aider à trouver des activités et des ressources près de chez elle.

Cela peut passer par une association, un groupe de loisirs, une activité collective ou un autre dispositif local.

L'objectif n'est pas seulement de traiter une difficulté, mais aussi d'aider la personne à retrouver une place dans la vie sociale.

Cette approche rappelle qu'une personne qui se sent seule n'a pas toujours besoin qu'on lui dise de faire davantage d'efforts. Elle peut aussi avoir besoin d'être accompagnée pour retrouver des occasions de rencontre.



Au Japon : l'isolement reconnu par la loi


Le Japon a lui aussi pris des mesures spécifiques. Une loi consacrée à la lutte contre la solitude et l'isolement a été adoptée en 2023 et est entrée en vigueur en avril 2024.

Elle prévoit notamment une coordination entre les pouvoirs publics, les collectivités et les acteurs concernés afin de mieux prévenir l'isolement et d'accompagner les personnes qui en souffrent.

Cela ne signifie pas que le Japon a résolu le problème. Aucun pays n'a trouvé de solution qui convienne à tout le monde.

Mais cette démarche montre qu'un pays peut considérer la solitude comme une question collective, et pas seulement comme une difficulté que chacun devrait régler seul.



Et en France ?


En France aussi, des dispositifs existent pour maintenir ou recréer des liens.

Les associations organisent des visites, des activités et des moments de convivialité. Les communes proposent parfois des activités collectives ou des lieux de rencontre. Certains dispositifs s'adressent plus particulièrement aux personnes âgées.

Depuis 2024, les personnes âgées bénéficiant de l'allocation personnalisée d'autonomie à domicile peuvent notamment, sous certaines conditions, disposer d'heures consacrées au lien social. Elles peuvent servir à organiser des promenades, des sorties ou des moments de convivialité.

Les conditions sont détaillées sur le site officiel Pour les personnes âgées.

Les cafés associatifs, les centres sociaux, les clubs et les associations permettent également de retrouver des habitudes de rencontre.

Ces initiatives sont importantes. Mais elles ne répondent pas toujours aux besoins de chacun. Certaines personnes ont du mal à se déplacer. D'autres n'osent pas rejoindre un groupe ou n'ont tout simplement pas envie de participer à une activité collective.

Parfois, elles souhaitent seulement trouver quelqu'un à qui parler.

C'est pourquoi il est important de proposer différentes possibilités, adaptées aux situations et aux besoins de chacun.



5. Comment retrouver des occasions de parler ?


Lorsque l'on se sent seul, on peut avoir l'impression qu'il faudrait tout changer pour retrouver une vie sociale plus satisfaisante. Pourtant, de petites habitudes peuvent suffire à renouer avec les autres : prendre des nouvelles, proposer une promenade, partager un café ou inviter quelqu'un à la maison.

Encore faut-il oser faire le premier pas.


Recréer des occasions de rencontre

Retourner régulièrement au marché, prendre un café dans le même endroit, reprendre une activité ou participer à une association permet de croiser des personnes et de créer progressivement des habitudes.

Mais il n'est pas nécessaire d'attendre de rencontrer de nouvelles personnes pour entretenir ses liens.

Appeler un proche, proposer une visite ou prendre des nouvelles d'un voisin sont autant de façons de garder une place dans la vie des autres.

Plus les échanges sont réguliers, plus il devient naturel de parler de son quotidien, de ses préoccupations et de ce que l'on traverse. Une relation se construit souvent grâce à ces petits moments répétés, bien plus qu'à l'occasion de grandes sorties organisées de temps en temps.


Oser inviter sans attendre que tout soit parfait

Pourquoi hésitons-nous parfois à inviter des amis chez nous ?

Nous nous disons que le logement n'est pas assez rangé, que le repas ne sera pas suffisamment élaboré ou que nous n'avons rien de spécial à proposer. Nous reportons alors l'invitation à plus tard, lorsque nous aurons davantage de temps, que la maison sera impeccable ou que nous pourrons recevoir dans de meilleures conditions.

Les réseaux sociaux peuvent renforcer cette impression. Nous y voyons des intérieurs parfaitement décorés, des tables joliment dressées et des repas qui semblent toujours réussis. À force de voir ces images, nous pouvons finir par penser qu'il faut, nous aussi, proposer un moment presque parfait pour recevoir.


Mais une rencontre entre amis n'est pas une mise en scène. Ceux qui viennent nous voir ne sont généralement pas là pour juger notre décoration ou la qualité de notre repas. Ils viennent surtout pour passer un moment avec nous.

Un café, un thé, quelques biscuits, un apéritif improvisé ou un repas tout simple peuvent suffire. La maison n'a pas besoin d'être impeccable et la soirée n'a pas besoin d'être exceptionnelle.


Nous n'avons pas besoin d'avoir une maison parfaite pour accueillir quelqu'un, ni d'organiser une soirée mémorable pour passer un bon moment ensemble.


Et si nous commencions par proposer plus simplement : « Tu es libre pour un café cette semaine ? », « Passe donc manger quelque chose à la maison » ou « Cela me ferait plaisir de te voir, même juste une heure ».


Bien sûr, tout le monde ne dispose pas d'un logement adapté pour recevoir, et certaines personnes préfèrent se retrouver à l'extérieur. Un café, un banc dans un parc ou une promenade peuvent tout aussi bien devenir des occasions de discuter. L'essentiel n'est pas le lieu, mais le fait de créer un moment où chacun peut être présent et échanger.


Reprendre contact sans attendre le moment parfait

Nous pouvons aussi hésiter à appeler quelqu'un que nous n'avons pas vu depuis longtemps. Nous avons peur de déranger, nous ne savons pas quoi dire ou nous nous demandons si cette personne a encore envie de nous voir.

Pourtant, un message simple peut suffire :

« Je pensais à toi, comment vas-tu ? »

Ou encore :

« Cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas vus. Est-ce que tu aimerais prendre un café un de ces jours ? »

Il n'est pas nécessaire d'avoir une raison particulière pour reprendre contact. Et si la relation compte pour nous, mieux vaut parfois proposer un moment imparfait que remettre indéfiniment la rencontre à plus tard.


Trouver un espace pour parler librement

Il arrive aussi que nous ayons des proches, mais que nous ne sachions pas comment leur parler de ce que nous ressentons. Nous pouvons avoir peur de les inquiéter, de recevoir des conseils dont nous n'avons pas besoin ou de ne pas être compris.


Dans ce cas, il est possible de chercher un espace de parole différent : une association, un groupe de parole, un professionnel de santé ou un service d'écoute, selon sa situation.


Parler à une personne qui n'est pas directement impliquée dans notre vie peut parfois nous aider à exprimer plus librement nos pensées, à mettre des mots sur nos préoccupations et à prendre du recul. Cela ne remplace pas un suivi médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire, mais peut répondre à un besoin de dialogue.


Nous n'avons pas besoin d'attendre d'aller mal pour nous autoriser à parler, pas plus que nous n'avons besoin d'attendre que tout soit parfait pour retrouver les autres.


Entretenir nos liens commence parfois par des gestes très simples : appeler, proposer un café, ouvrir sa porte ou accepter une invitation. L'important n'est pas de faire bonne impression, mais de continuer à partager des moments avec les personnes qui comptent pour nous.



6. Et si nous arrêtions de culpabiliser d'avoir besoin des autres ?


Nous avons parfois appris qu'il fallait savoir se débrouiller seul. Être autonome, prendre ses décisions et ne pas dépendre des autres sont des qualités importantes.

Mais être autonome ne signifie pas ne jamais avoir besoin de personne.

Nous pouvons être capables de gérer notre vie et avoir envie de parler de nos difficultés. Nous pouvons aimer notre entourage et ressentir le besoin d'échanger avec une personne extérieure. Nous pouvons avoir une vie agréable et traverser une période où les relations nous manquent.

Ces situations sont parfaitement compatibles.

Il n'est pas nécessaire de justifier chaque envie de parler. Nous pouvons avoir besoin de raconter notre journée, de partager une inquiétude ou de réfléchir à voix haute, sans attendre que quelqu'un trouve une solution.

La société actuelle nous offre de nombreux moyens de communiquer, mais les occasions de nous rencontrer et de parler librement ne sont pas toujours faciles à trouver.

Nos rythmes de vie, les distances et les changements dans nos habitudes peuvent contribuer à l'isolement. Cela ne signifie pas que nous devons nous y résigner. Cela signifie que nous pouvons avoir besoin de recréer volontairement des moments que notre quotidien ne nous offre plus aussi facilement.

Nous pouvons reprendre contact avec un proche, chercher de nouvelles activités, rejoindre un lieu de rencontre ou simplement trouver quelqu'un avec qui parler.

Il n'existe pas une seule solution valable pour tout le monde. L'important est de reconnaître ce dont nous avons besoin et de chercher une manière adaptée d'y répondre.



Prendre soin de soi, c'est aussi prendre soin de ses relations


Nous avons appris à prendre soin de notre corps et à reconnaître les signes de fatigue. Nous pouvons aussi apprendre à écouter notre besoin de relations et d'échanges.

Parfois, cela signifie retrouver des occasions de rencontrer les autres. Parfois, reprendre contact avec une personne que nous n'osions plus appeler. Et parfois, simplement trouver un espace où nous pouvons parler librement.

Avoir besoin d'écoute ne signifie pas que nous sommes faibles ou incapables de gérer notre vie. Cela fait partie de notre besoin de relations humaines.



Si vous ressentez le besoin de parler, de prendre du recul sur une situation ou simplement d'échanger avec une personne extérieure à votre entourage, je propose des échanges individuels par téléphone, dans le cadre de mon accompagnement.


Parce que nous n'avons pas toujours besoin d'une solution immédiate. Parfois, nous avons simplement besoin de pouvoir parler et de nous sentir écoutés.

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